Les complications cardio-vasculaires

Les complications cardio-vasculaires

Les complications cardio-vasculaires sont nombreuses

C'est à ces troubles du rythme qu'on attribue la possibilité de mort subite au cours du sommeil.

Hypertension artérielle paroxystique pendant les apnées est habituelle.

Les complications cardio-vasculaires sont nombreuses. Il est habituel d'observer un ralentissement de la fréquence cardiaque pendant l'apnée et son accélération durant la reprise respiratoire. Ces bradycardies sont d'autant plus sévères que la durée de l'apnée est longue et que la désaturation est profonde. A côté des modifications du rythme sinusal, d'autres troubles du rythme et de la conduction ont été décrits : asystolies, blocs auriculo-ventriculaires, salves de tachycardie auriculaires ou ventriculaires. C'est à ces troubles du rythme qu'on attribue la possibilité de mort subite au cours du sommeil.

Dans la petite circulation, une hypertension artérielle pulmonaire paroxystique existe pendant les apnées, elle est aussi retrouvée à l'état de veille chez environ 20 % des patients. Le développement d'une hypertension artérielle pulmonaire expose une minorité de ces patients à l'évolution vers un coeur pulmonaire chronique et l'insuffisance cardiaque droite (qui constitue un des symptômes du syndrome de Pickwick). Dans la grande circulation, une hypertension artérielle paroxystique pendant les apnées est habituelle. Elle devient permanente dans environ 50 % des cas. Son mécanisme d'induction est mal connu ; le rôle de la réaction du système neurovégétatif à l'apnée est probablement prédominant. Les complications neuro-psychiatriques sont probablement en rapport avec les épisodes de désaturations paroxystiques et les multiples micro-éveils. A côté de l'hypersomnolence, une baisse des capacités mnésiques, une psychasthénie chronique et un syndrome anxiodépressif sont volontiers retrouvés. Chez des patients porteurs de SAS, 24 % auraient consulté des psychiatres pour dépression ou anxiété.

Dans une autre série, on retrouve 40% de sujets apnéiques répondant aux critères de troubles affectifs ou d'alcoolisme de "Research Diagnostic Criteria".

L'hypersomnie excessive diurne du SAS peut prêter à confusion avec une hypersomnie de type idiopathique ou une hypersomnie d'origine psychiatrique surtout quand le SAS est compliqué d'une dépression franche ou d'un trouble cognitif.

La narcolepsie peut aussi être évoquée devant la survenue d'éventuels endormissements en SP d'un SAS sur l'enregistrement polygraphique. Par ailleurs, il est important de rappeler l'association narcolepsie-SAS qu'il faut traiter simultanément.

Les mouvements périodiques des membres inférieurs constituent également un diagnostic différentiel. Ils sont parfois associés au SAS et il faut les rechercher par un interrogatoire attentif et un électromyogramme des membres inférieurs à inclure dans l'enregistrement polygraphique en cas de doute.

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