Les traitements traditionnels

La trachéotomie

Traitement de la Ronchopathie

  • Uvulo-Pharyngo-Plastie,
  • Ostéotomie mandibulaire d'avancement,
  • LASER CO²,

Traitements du S.A.S.

  • La respiration nocturne en pression positive continue : C.P.A.P.

La trachéotomie, qui historiquement a été le premier traitement est exceptionnellement pratiquée actuellement. Elle est réservée aux patients sévèrement atteints (hypoxie profonde et/ou arythmies cardiaques graves en relation avec les apnées), non traitables par d'autres méthodes.
Cette thérapeutique supprime définitivement les apnées obstructives et entraîne la disparition de la somnolence diurne en quelques jours.

L'ostéotomie mandibulaire d'avancement et la chirurgie hyoïdienne ou linguale

L'ostéotomie mandibulaire d'avancement et la chirurgie hyoïdienne ou linguale ayant pour but l'élargissement du pharynx rétro-basilingual ne se justifient que dans quelques cas de rétrognaties ou de syndrome de Pierre Robin. Ces interventions sont complexes, longues, très lourdes et actuellement rarement pratiquées.

L'uvulo-palato-pharyngoplastie (UPP)

L'uvulo-palato-pharyngoplastie (UPP), est le principal traitement de la ronchopathie simple. Cette intervention vise à élargir l'oro-pharynx. Réalisée sous anesthésie générale, elle consiste en une amygdalectomie associée à une résection des piliers postérieurs de l'amygdale, du bord libre du voile, d'une partie de la luette ainsi que d'une partie de certains muscles de la paroi postérieure du pharynx. Lorsque les indications sont bien posées, les résultats sont satisfaisants, avec une réduction, et dans certains cas une suppression complète des ronflements. Il s'agit d'un traitement efficace, mais avec un pourcentage non négligeable d'échecs. Par ailleurs, il s'agit d'une chirurgie douloureuse, dont les suites imposent souvent une indisponibilité d'environ deux semaines.

Cette intervention est aussi préconisée dans les apnées obstructives, A court terme, l'UPP peut supprimer le ronflement et diminuer le nombre des apnées. Cependant, à moyen et long terme, la réduction de l'index d'apnée, lorsqu'elle a été obtenue, ne se maintient pas toujours. Cette chirurgie ne semble donc pas très satisfaisante dans le SAS.

Le Laser CO²

Bien que prometteur, le traitement du ronflement par réduction du voile du palais et de la luette par LASER CO² n'apporte pas de bénéfice supplémentaire par rapport à la chirurgie classique et le nombre de séances nécessaires, de même que l'importance des douleurs sont plutôt un frein à l'emploi de cette technique.

La respiration nocturne en pression positive continue ou C.P.A.P.

La respiration nocturne en pression positive continue ou C.P.A.P. (Continuous Positive Air Pressure) , appliquée par masque nasal, décrite en 1981 constitue actuellement le traitement de choix des SAS à apnées obstructives.

Une pression de 5 à 15 cm d'H²0, appliquée au moyen d'un masque nasal empêche le collapsus pharyngé et permet la disparition complète des apnées et des ronflements. On considère habituellement que le traitement doit être proposé devant les cas graves dans lesquels la vie quotidienne est perturbée (hypersomnolence ), et où le pronostic vital semble menacé (association à une HTA par exemple). Le nombre d'apnées et d'hypopnées par heure de sommeil est alors habituellement supérieur à 30.

Ce traitement très efficace est aujourd'hui largement utilisé. Il restaure une ventilation normale au cours du sommeil et, par ce biais, supprime les micro-éveils nocturnes ainsi que la somnolence diurne excessive. L'acceptation au long cours par le malade de ce dispositif qui nécessite, pendant la nuit, le port d'un masque nasal relié à un appareil de pression positive continue est d'environ 70 % après 3 ans.

Ce traitement n'est que palliatif, son arrêt entraîne la réapparition des apnées.